Selon les mémoires de M. H. Ouazzani« Le mouvement de al-Latif, qui eut lieu en protestation contre le dahir berbère promulgué par les autorités de l’occupation le 16 mai 1930, n’était point initié par quelque organisation ou institution, mais bien une action spontanée déclenchée par des membres de l’élite nationale à Salé, Rabat, Fès, Casablanca, Marrakech et en d’autres villes. » (Mohamed Hassan Ouazzani, cité par M. A. Aljabri, « Le Parti, le Syndicat… et la Zouia », dans : Positions, n°5, disponible à l’adresse URL suivante :
http://www.positions.aljabriabed.com/leparti.htm.Ces membres se sont concertés pour « […] donner le nom de zaouïa à leur cellule, et celui de taïfa (communauté) à l’ensemble des membres actifs de al-Latif ne faisant pas partie de ladite cellule. (…) C’est ainsi que la zaouïa devint une sorte de poste de commandement, duquel dépendait la taïfa, groupe limité de partisans et d’exécutants, résidant pour la plupart à Fès, Rabat, Salé, Kenitra, Casablanca, Marrakech, Safi, Tanger et Tétouan. » (ibidem)
Selon M. H. Ouazzani, son mouvement a eu recours à des termes soufis comme « zaouia » pour deux raisons. A cause de contraintes externes. «Vis-à-vis de l’extérieur, ce choix s’explique par le soin de donner le change aux autorités de l’occupation, qui n’auraient évidemment jamais permis qu’un groupe à caractère politique prît forme. » (ibidem)
Mais,ce choix était dicté aussi par le fait que «les éléments du groupe étaient, pour la plupart, encore sous l’influence des zaouïas, à qui l’éducation même que ces éléments avaient reçue conférait – dans le subconscient des vieux et des moins vieux, et même de certains jeunes – un statut privilégié. » (ibidem)
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"La sagesse de l'amour" (Heidegger)